LE POINT TRAVAUX
FABRICE PONS
Fabrice Pons, directeur technique du CNM revient sur les réalisations de l’année et les perspectives à venir. PAR FABIENNE BERTHET
QUELS ONT ÉTÉ LES CHANTIERS MARQUANTS DE L’ANNÉE ?
Le plus important, bien que peu visible, a été le remplacement des centrales de traitement d’air et des réseaux associés au bassin olympique. Depuis juin le dispositif est opérationnel. C’est un changement majeur pour la qualité de l’air : auparavant, seule une machine sur deux fonctionnait et l’air n’était pas suffisamment brassé. Désormais, il est à la bonne température, déchloraminé et plus sec. La sensation est proche de celle d’une nage en plein air. Ce projet, mené pendant de longs mois, a représenté un véritable défi à la fois financier, technique et administratif. Après avoir réuni les fonds nécessaires, nous avons dû concevoir une solution sur mesure, capable de résister à un environnement exigeant (air salin, chlore, UV, vents violents). Chaque décision, du choix des équipements à la sélection des partenaires, a été guidée par un double impératif : performance et durabilité. L’hélitreuillage spectaculaire des machines a marqué l’aboutissement de ce projet complexe, conduit en grande partie par notre équipe technique avec l’appui de prestataires spécialisés. Aujourd’hui, nous pilotons les indicateurs en temps réel afin d’avoir une qualité d’air optimale. C’est une avancée importante, tant pour le confort que pour la pérennité de nos installations.
CERTAINS TRAVAUX ONT-ILS ÉTÉ PLUS VISIBLES ?
Oui, nous avons conduit de nombreux chantiers de maçonnerie et d’étanchéité sur l’ensemble du site et sur les deux bassins couverts. Ce fut une année de travaux structurels importants, rendus possibles grâce à des partenariats solides, comme celui noué avec CMA CGM. Ces chantiers, parfois moins spectaculaires mais essentiels, témoignent de la vigilance constante que nous devons avoir pour préserver un site historique et exigeant comme le nôtre.
COMMENT DÉFINISSEZ-VOUS VOS PRIORITÉS ?
Notre mission est double : maintenir l’établissement en parfait état de fonctionnement tout en améliorant le confort des membres. L’accueil et le bien-être sont essentiels. C’est pourquoi nous avons programmé la modernisation des sanitaires et des douches des vestiaires. D’ici la fin de l’année 2025, nous allons également transformer une salle attenante au restaurant en un espace de bien-être polyvalent pouvant accueillir des cours de yoga, de pilates ou du soutien scolaire. L’idée est de valoriser chaque mètre carré au service du sport, du loisir et de la convivialité.
QUELS PROJETS SONT DÉJÀ PLANIFIÉS POUR 2026 ?
Plusieurs chantiers majeurs sont à venir. Nous allons améliorer le traitement de l’air du bassin Alezard, reprendre les berges du bassin d’été avec d’importants travaux d’étanchéité et de tuyauterie et nous étudions la création d’une nouvelle salle de sport de 300 m2. Cet espace, doté de bureaux et de sanitaires, offrirait des conditions d’entraînement optimales.
Comme toujours, ces projets nécessitent des études techniques approfondies, une sélection rigoureuse des prestataires et un montage financier adapté.
COMMENT TROUVEZ-VOUS L’ÉQUILIBRE ENTRE AMBITION ET CONTRAINTES ?
C’est un enjeu central. Nous devons avancer avec ambition tout en respectant la réglementation, en garantissant la sécurité et le confort de nos membres et en préservant l’équilibre budgétaire. 2026 s’annonce comme une année riche en projets. Notre ligne de conduite reste la même : avancer pas à pas, en privilégiant la qualité et la durabilité de nos réalisations.















